BEAUTÉ PRIMITIVE

MARION FILLANCQ, design néo-préhistorique

Utiliser l’archéologie expérimentale à des fins résolument contemporaines, il fallait oser. Depuis 2009, Marion Fillancq s’est engagée sur une voie plutôt ardue, mais des plus passionnantes, avec une conviction qui force l’admiration. Retour sur son parcours.

Est-ce son attirance déjà affirmée pour les maneres brillantes mais pas précieuses, séduisantes mais pas fas­tueuses, ou la promiscuité d’un voisin miroitier, qui a poussé Marion Fillancq à choisir le verre comme support d’ex­pression? Probablement les deux. En tout état de cause, elle entre au lycée professionnel Dominique Labroise de Sarrebourg pour se former au métier de souffleur de verre. Un an plus tard, elle décide de poursuivre son apprentissage technique au CER.FAV de Vannes-le-Châtel (Centre européen de recherches et de formation aux arts verriers) et s’oriente vers la décoration sur verre. Si le soufflage est une étape importante pour comprendre les méca­nismes du matériau, elle ne s’en sent pas vraiment proche artistiquement et préfère étudier les procédés de décor du verre à froid, plus particulièrement la taille. Sa nature curieuse l’amène à s’inté­resser aux enjeux techniques de la taille au cours de notre évolution, depuis la préhistoire. Tour en se documentant sur les techniques de taille préhistori­ques, elle se rapproche des spécialistes de l’archéologie expérimentale. Leurs hypothèses la frappenc comme une
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